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Pourquoi le clown ?

Marginal, décalé, le clown est un miroir qui provoque libération émotionnelle et rire, en transgressant avec innocence les codes établis.

Son ADN est de créer du lien; il ne sait pas juger et n’a pas prise au jugement. Il est foncièrement positif.

Il est mû par les émotions mais dit toujours oui, sans voir de contradiction. Inutile, gaffeur, paria, socialement inférieur à son interlocuteur, il le valorise en mettant en relief ses qualités.

S’il met des cadres, c’est pour jouer avec. Sans filtre, incapable d’obéir à des règles, il valorise fortement les émotions, l’imagination qui les met en forme, et les met en jeu.

Historiquement, c’est le palefrenier qui balaie les crottes des éléphants!

Et le clown dans un hôpital ?

L’hôpital: une hiérarchie complexe, des protocoles stricts de soins et d’hygiène, un lieu fermé… qui accueille des personnes fragilisées lui confiant leur vie par nécessité, souvent dans la peur.

Pour l’artiste clown, c’est un environnement de travail très contraignant par nature, changeant et émotionnellement instable, impactant, et qui exige une grande énergie et capacité d’attention.

Et bien sûr, il doit être rémunéré selon les standards de la profession !

Comment ça se passe ?

Les clowns et le patient

Les clowns et le proche

Les clowns et le soignant

De nombreuses recherches ont été dirigées sur l’impact des clowns hospitaliers: une synthèse des données de 24 études sur un total de 1312 enfants et adolescents a permis de démontrer leur impact positif sur la santé psychique, émotionnelle et sur l’amélioration de la prise en charge médicale (soins de routine de maladies chroniques, soins pré-opératoires et protocoles d’anesthésie).

Source: British Medical Journal, dec. 2020.

Une journée type

8h45 ARRIVÉE DES CLOWNS à l’hôpital
Rendez-vous à la cafétéria pour échanger avec son partenaire, connection, état des lieux émotionnel, etc. Prendre soin de soi c’est aussi prendre soin de l’autre.

9h15 LES TRANSMISSIONS
Recueil des transmissions auprès des équipes hospitalières : les clowns n’interviennent jamais sans connaître l’état physique et mental des enfants. Elles permettent aussi d’établir l’ordre des visites en fonction des consignes médicales et sanitaires et de contraintes d’agenda.
C’est aussi une prise de la météo du service et un moment d’échange avec les soignants.

9h45 MÉTAMORPHOSE du comédien en clown
Les clowns se maquillent, s’habillent, s’échauffent la voix et le corps, se connectent.

10h00 Plan plan rataplan… LES CLOWNS ENTRENT EN PISTE…
Musique, chant, marche burlesque… les parades des clowns annoncent leurs passages. Les visages s’illuminent, certaines portes s’ouvrent, d’autres se ferment… c’est le jeu. Mais un « non » peut être une victoire à l’hôpital où les occasions sont bien rares.
Les soignants affichent leurs plus beaux sourires. Les clowns déambulent de couloirs en ascenseurs, chambres, WC, les rencontres sont prétextes à offrir un spectacle improvisé, partager un instant de bonheur.

13h00 Aie crie l’estomac J’AI FAIM !
Déjeuner, temps d’échange informel avec les soignants sur l’état des enfants vus. 1 ères prises de notes sur le cahier de suivi.

14h00 Taratata tata … voici le RETOUR DES CLOWNS … Fous rires partagés, cache-cache, concours de blagues, voyages extraordinaires, chorale ou plage improvisées, rap endiablé, parfois juste un regard discret, une larme, mais toujours l’imaginaire se libère…
Chaque rencontre est unique.

17h30 C’EST PRESQUE LA FIN … Préparer la semaine prochaine.
Retour aux vestiaires. Les comédiens remplissent le cahier de suivi. On note les impros, l’état de chaque enfant, ce qui l’anime, en positif ou négatif et ses modes de réaction. Les bides aussi, les moments durs, les erreurs. Analyse du travail artistique. Restituer l’essentiel aux soignants et éducateurs, et à l’équipe sui- vante. Faire maillage.